De chacun·e selon ses besoins

Qui va payer ? Telle est la question qui vient trop souvent lorsque l’on parle de gratuité. C’est que dans notre société marchande, vendre est l’objectif et la gratuité relève de l’utopie car toute valeur ne peut être que monétaire…
Et si on remettait les choses à l’endroit en partant de la valeur d’usage : à quoi ça sert, à quels besoins veut-on répondre ? Quel sens donner à la production du bien ou du service dont il est question ? Quel intérêt dynamique pour la société ?
Et en fonction de la prise de conscience de l’utilité commune comment en organiser la production en s’émancipant de la loi du marché : par la gratuité ?
Traditionnellement, on imagine que son financement pourrait alors venir de l’impôt, par l’Etat et les collectivités territoriales. Mais ne peut-on pas aller plus loin en finançant la gratuité par une cotisation prélevée sur la part de la valeur ajoutée produite par le travail, détournée par le capital, pour créer un fond géré par les usagers ?
La gratuité permettrait ainsi de donner du pouvoir d’achat et d’utiliser directement une partie de la valeur créée à développer une activité économique vertueuse, utile pour la société et respectueuse de la nature. L’humain devient la finalité du fonctionnement de la société.
Viser la gratuité peut aussi générer des luttes à la fois revendicatives et politiques déterminantes sur le chemin de l’alternative.

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