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Carte blanche à ...


Hommage à Christian Martin PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 18 Avril 2013 13:42

portrait

Poursuivre le sens donné à notre vie

Lundi, nous apprenions la mort de Christian Martin. Le cœur a subitement lâché et il est parti sans douleur.

Pour nous la secousse est violente. Certains d’entre nous le connaissaient depuis plus de trente ans. D’abord à la Jeunesse communiste dont il avait été secrétaire en Charente maritime, puis au sein du PCF et de son Conseil national. Et c’est ensemble qu'il y a six ans, nous avons constitué l’Association des communistes unitaires.

Christian était de ceux que les déboires du XXe siècle n’ont jamais fait renoncer, de ceux qui pensent que le communisme reste à inventer, que ce n’est pas l'individu qui doit se plier au monde tel qu’il est, mais que c’est le monde qu’il faut plier au désir de chacun. C'est ce qui a nourri nos discussions sans discontinuer. Au téléphone, dans les manifs, à la Fête de L'Humanité, en réunion, nous avons échangé sur nos réactions, nous avons confronté nos pensées pour les approfondir, et constaté que nous étions quasiment tout le temps sur la même longueur d’ondes. C’est ensemble que nous avons travaillé à ce que doivent être une visée, un idéal, une démarche partagée. Nous avons acquis la conviction que l'organisation collective ne doit être qu’un outil et non sa propre finalité. Nous sommes nombreux à avoir partagé avec lui les souvenirs parfois douloureux, parfois cocasses que réserve le fait d’être en marge, contestataires. À chaque fois, nous nous retrouvions, parfois maugréant, parfois pouffant de rire. Loin de la simplification abusive, il rendait sa pensée comme logique, quasiment évidente, qu’il présentait les yeux grands ouverts, avec l’air le plus innocent du monde.

Et puis Christian, c’était des mises en boîte mutuelles: il revendiquait fièrement sa superbe ignorance d’Internet et du téléphone portable.

Nous sommes tristes : c’est si soudain, comme si la foudre tombait d’un beau ciel bleu. Nous laisser tomber comme ça ! Notre pensée va à sa femme, Françoise, sa fille Elisa et à ses camarades de la Sarthe. Nous, nous poursuivons le sens que nous avons donné ensemble à notre vie. Salut Christian.

* Les Communistes unitaires

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Hommage à Robert Castel PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Les communistes unitaires   
Mardi, 09 Avril 2013 09:00

portrait gros plan

Directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Robert Castel (1933-2013) est l'auteur de plusieurs ouvrages dont les Métamorphoses de la question sociale.

Nous reprenons l'' interview ci-dessous, réalisée à la fin du mois de février et vaidée par Robert Castel une semaine avant sa mort, publiée dans le numéro de mars de la revue Transform.

Dans vos travaux, vous décrivez une « grande transformation » comme passage du capitalisme industriel au capitalisme financier. Est-elle achevée ?
Il est toujours aventureux de prévoir l’avenir. Les sociologues ne sont pas des prophètes. Ils essaient de comprendre les changements et, peut-être, d’extrapoler le sens dans lequel ils vont. Dire « ce sera comme ça » me paraît dangereux. Ce n’est pas un hasard si j’ai intitulé mon avant-dernier ouvrage la Montée des incertitudes. C’était une façon de qualifier la grande transformation en cours depuis une trentaine d’années. Auparavant, il était très répandu de penser que demain serait meilleur. Seule une minorité de gens a maintenant cette espèce d’optimisme. Les sondages d’opinion montrent que beaucoup de Français ont une vision plutôt pessimiste. Pour autant, les choses sont incertaines, et en un sens heureusement : on ne peut pas affirmer avec certitude que « tout fout le camp ». Le pire de l’avenir n’est pas certain.

 

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Hommage à Stéphane Hessel PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Serge Grossvak   
Mercredi, 27 Février 2013 14:20

La grandeur d’un homme de droit.


Hessel souriant deux mains levées

Stéphane Hessel s’en est allé, pas son indignation, pas son chemin d’exigence de dignité humaine. Homme de résistance, homme d’indignation et homme de culture font de Stéphane Hessel une personne si sympathique et attirante. Mais s’il fut en plus un grand homme, c’est pour sa ligne de conduite indétournable : le chemin du droit.

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Carte Blanche à Hervé Thoumire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Les communistes unitaires   
Jeudi, 14 Février 2013 17:25

Visage, buste et grand chapeau basque

 

L'envie prend souvent les lecteurs de Cerises de partager avec la rédaction leurs écrits, leurs images. Voici quelques textes d'HervéThoumire.

 

 

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Carte blanche à Mathilde Filloz PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mathilde Filloz   
Samedi, 10 Novembre 2012 20:21

(D'une lectrice de Cerises, qui envoie ce "poème politique" suite au numéro spécial du 5 novembre 2012)

De quel changement parlons – nous  ?

« Est-ce qu’on  n’emporte pas la Patrie à la semelle de ses souliers  ? » (Danton)

* Les grands patrons, n’ont pas de  Patrie …Ils n’emportent que leurs Coffres - forts  !      ( Mathilde Filloz)

Rien ne va plus  !

Tout fout le camp  !

L’historique concept est bien peu catholique  !
En poursuivant son but  «  Toujours plus de profits  »
L’exploiteur a sorti l’arme diabolique,
En mondialisant pour de nouveaux défis.

Système décadent, le vieux capitalisme,
Corrompu, en déclin, en putréfaction,
Avec brutalité et machiavélisme,
Va délocaliser son exploitation  !

En imitant les rats, quand sombre le navire,
Le patron s’enfuit méprisant les humains,
Qui ont fait sa fortune et qu’aujourd’hui, il vire, 
En les abandonnant aux tristes lendemains  !

Il emporte avec lui les fonds d’aides publiques,
Pris au contribuable et versés au patron, 
Le prix de la reprise, machines et techniques…
L’Etat  n’intervient pas, complice du larron  !

Cette désertion, avec ses filiales,
Se poursuit et s’exporte avec peu de remous,
Quelques discours couvrant la fraude mondiale,
Et le patron fera bien "Suer le burnous  !"

En France, quel désastre  et quelle décadence  !
Culture, arts et santé, recherche,  enseignement,
L’entreprise et les champs, sont en déliquescence…
Ce système est maudit  ! A quand le changement  ?

Monsieur le Président qui  gouvernez la France,
l’ouvrier rêve S c o p. Vous cherchez repreneur  !
Relisez Jean Jaurès, pur dans sa clairvoyance  :
«  Avec les ouvriers  ! Contre les profiteurs  !  »

Gallois, maître à penser  ? Complicité  ? Scandale  !
Le rapport d’un patron guide un gouvernement  ?
Subordination  ? Ou gestion loyale  ?
Nous ne vous suivrons pas sur ce cheminement  !

Victimes des dangers que la misère engendre,
Chômeurs,  et sans abris sont tous des indigents.
Enfants, pauvres et vieux ne peuvent plus attendre  ; 
Sauver ces malheureux devient le plus urgent.

Programme  C.N.R.  ? Ca vous dit quelque chose  ?
Prix des sacrifices de tous les Résistants, 
Nous laissions aux enfants  : La Paix, le pain, la rose  !
Revenir au projet serait notre printemps  !

 

Mathilde Filloz,   Ccfilloz[@]aol.com

Née le premier juillet 1912.

_________

Scop :  Société coopérative ouvrière de production
Déclaration de Léon Blum, dirigeant socialiste,  en 1936  :  «  Nous sommes les gérants loyaux du Capitalisme  !»
C.N.R.  :  Programme du Conseil National de la Résistance adopté sous l’occupation le 27 mai 1943 à Paris dans un Conseil  clandestin présidé par Jean Moulin.

 
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Des nouvelles de chez vous

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