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Débat général
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Un projet crédible de société |
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Écrit par Jacques Passerat
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Samedi, 16 Juin 2007 01:00 |
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Intervention à la rencontre régionale du Grand-Sud-Ouest les 16 et 17 juin 2007 Même si on ne part pas de rien, le problème de l’heure c’est qu’aucun parti, aucune organisation de gauche ne propose un projet cohérent de transformation révolutionnaire de la société… Le rassemblement "Anti", contre, en est l’éclatante illustration… Un projet avec sa part d’idéal, sa part d’utopie, comme l’exprime Philippe Corcuff :« une utopie comme horizon inatteignable offrant suffisamment de repères pour avancer, un idéal démocratique supposant comme un mouvement perpétuel d’amélioration et de conquête » . Avec comme corollaire une autre façon de faire de la politique. |
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Le réel, les symboles, les imaginaires |
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Écrit par Luc Brossart
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Samedi, 16 Juin 2007 01:00 |
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Intervention à la rencontre du SUd-Ouest, 16 et 17 juin 2007 à Toulouse Le Mirail Sans projet mobilisateur, la gauche (et à fortiori la gauche de la gauche) ne pouvait emporter l'élection présidentielle de 2007 : de nombreux antilibéraux ont voté en désespoir de cause pour S. Royal parce que la gauche alternative n'avait pas su s'unir sur une candidature unitaire. Et malgré les qualités des 125 propositions des collectifs unitaires antilibéraux, elles ne constituent qu'un catalogue programmatique et ne peuvent constituer l'essence d'un projet de société susceptible de faire rêver et d'entraîner une adhésion massive : ce doit être un projet de transformation sociale, élaboré par ses acteurs, ancré dans le réel de leurs exploitations et discriminations de toutes sortes (de classe, de sexe, de genre, ethnique, etc.). Il doit utiliser des images symboliques, des slogans qui (comme les dessins) valent mieux que de longs discours ("Ensemble, tout devient possible", "Nos vies valent mieux que leurs profits", "Le monde n'est pas une marchandise", etc.). Il faut apprendre à marcher sur 3 pieds : le réel, les symboles, les imaginaires. Un tel projet est nécessaire si l'on veut répondre au sentiment d'impuissance qui existe chez de nombreux progressistes face à l'ampleur de la domination "libérale" qui réalise depuis les années 80 ses projets de restructuration, de délocalisation à une échelle mondialisée et non plus comme jadis à l'intérieur des frontières des Etats nations. |
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Démocratie, approche sociétale, utopie |
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Écrit par Liet Kynes
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Samedi, 02 Juin 2007 01:00 |
En dialogue avec la contribution de Pierre Zarka ci-après « Quid de l'apport communiste... », une contribution en trois parties : I. la démocratie et les élections II. Une approche sociétale III. Utopie ?
I. La démocratie et les élections.
Je crois effectivement primordial de réussir à enfin se départir des vieux oripeaux d'une avant-garde qui ne fut jamais suffisamment éclairée pour être critique d'elle-même. Mais une fois que l'on a renoncé à chercher l'émancipation des gens malgré eux, il faut réfléchir sérieusement aux moyens dont ils ont besoin pour s'emparer des questions qui les concernent. On peut changer le message sur les tracts et affiches sans rien changer, pour deux raisons :
- dans un monde où l'espace public et médiatique est saturé de publicités et d'informations formatées et calibrées par des experts de la communication, le matraquage des esprits est permanent. Pour schématiser, on s'adresse : - soit à des individus abrutis par une propagande qui a une force de frappe bien plus importante que ce que nous ne déploierons jamais et sont donc malheureusement acquis au système - soit à des individus pratiquant une auto-défense intellectuelle suffisante pour se protéger de ce matraquage mais qui emploieront indistinctement ces défenses pour se protéger de nos tracts et affiches - surtout, ces médias sont tout à fait inappropriés à un objectif d'émancipation humaine, car à sens unique, descendants, et donc encore dans un rapport de subordination entre le citoyen et la force politique. Il en est d'ailleurs de même de la majorité des médias presse -radio - télé, en particulier si les débats et les questions pertinentes en sont absents, comme on l'observe de plus en plus.
Dans la campagne présidentielle, les communistes ont collé une quantité invraisemblable d'affiches et distribué énormément de tracts, plus sans doute que tous les autres partis. Pour quel résultat ? Une telle capacité de diffusion peut sans doute être très importante pour pallier au manque d'accès aux canaux médiatiques, mais on a là observé qu'elle peut aussi être parfaitement inutile. Pour partager nos idées, nous ne devons pas comme d'autres essayer de violer les esprits en jouant sur les pulsions et la peur, mais au contraire tâcher d'être accueillis par des citoyens qui nous feront confiance.
La campagne du référendum en 2005 a montré qu'il y avait une véritable attente d'intelligence de la part de la population. De nombreux citoyens sont pleinement conscients de l'entreprise de sape intellectuelle dont ils sont les cibles. Beaucoup sont prêts à écouter qui prendra la peine de s'adresser à leur intelligence. Mais ils n'ont pas de raison de penser que nous sommes plus désintéressés que d'autres quand nous leur distribuons nos tracts. Et l'école montre aux enfants les mécanismes de la propagande nazie ou soviétique, mais ne s'attaque pas aux ravages du TINA (There Is No Alternative).
Si nous parvenons à mettre sur pied de véritables débats citoyens et actions d'éducation populaire, dans lesquelles nous nous efforcerons avec nos concitoyens de démêler honnêtement et intelligemment les tenants et aboutissants des questions politiques qui se posent, nous pouvons gagner doublement. D'abord nous aurons aidé des citoyens à comprendre et s'emparer des enjeux qui les concernent, et nous les aurons donc aidés à être en mesure de résister à la bêtise. Et ensuite je ne doute pas que les citoyens qui auront pu constater que nous n'avons pas cherché à faire notre propagande mais bien seulement à les éclairer, et y compris au risque de remettre nous même en cause nos certitudes comme c'est souvent le cas lors d'une discussion franche et ouverte, ces citoyens se sentiront bien mieux disposés à notre égard et plus réceptifs à nos messages.
Ce n'est donc pas seulement nos messages qu'il est urgent de changer, mais bien l'ensemble de nos pratiques de communication et d'échange avec la société.
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Quid de l'apport du communisme dans le cadre des législatives ? |
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Écrit par Pierre Zarka
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Mercredi, 23 Mai 2007 19:40 |
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A mes yeux un des grands problèmes urgents qui se pose aux forces antilibérales est l’absence de mise en cohérence entre les différentes questions abordées et l’absence de projet de société alternatif. En rester au pragmatisme, ou au revendicatif ou même à l’énoncé de valeurs permet de parler à partir des besoins des dominés mais ne permet pas de parler à partir de la société elle-même. Or la crédibilité politique vient de la capacité à se situer comme capable de comprendre et de porter les besoins de la société prise dans son ensemble. Même en clamant que le capitalisme est dépassable, si on pense le démontrer sans passer par la construction simultanée d’une cohérence alternative, cela a pour résultat de réduire même le propositionnel à du protestataire et non à investir le champ de la maîtrise de la société. L’idée du capitalisme dépassable devient alors une incantation davantage perçue comme un moyen de se distinguer et non comme offrant une perspective concrète. D’où le caractère de témoignage de nos présences au profit de celles et ceux qui apparaissent jouer dans la cour des grands. Dans la cour des grands : non pas parce qu’ils sont déjà forts (même si incontestablement cela les aide) mais par un positionnement qui les fait parler au nom de la société. Je vais tenter de me concentrer sur deux questions. |
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Écrit par Philippe Gascuel
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Mercredi, 23 Mai 2007 01:00 |
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Cette contribution fait référence au texte de Pierre Zarka, dans cette même rubrique, Quid de l'apport communiste ...?
Je cite Pierre Zarka : " Je suis persuadé qu’en ne changeant pas la culture délégataire, quel que soit le réel enracinement de celle-ci, nous n’aurons pas de réponse pertinente à la question de la transformation révolutionnaire de la société. Pour une raison essentielle au sens profond de ce terme : la prochaine révolution à accomplir est celle de l’émancipation des individus de toute domination et aliénation et l’on ne peut être émancipé par d’autres que par soi-même sans que l’on s’engage peu ou prou ". Je suis tout à fait d’accord. La difficulté c’est qu’une culture capable de remplacer le marxisme (n’est-ce pas la culture qui nous permis d’arriver jusqu’ici ?) ne peut pas être une culture au rabais, bricolée. A mon avis ce ne peut être qu’un " marxisme mis à jour ", c’est-à-dire qui soit matérialiste et dialectique (encore plus riche en dialectique), et qui fasse le joint en toute cohérence avec le non-délégataire, c’est-à-dire avec la responsabilité créatrice individuelle, solidaire, citoyenne. J’ai travaillé pour apporter ma pierre à cette mise à jour. Je suis très pessimiste, sachant les efforts que cela représente, quand j’observe les efforts des communistes unitaires : je crains que vous ne sous-estimiez l’importance des références théoriques. |
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Des nouvelles de chez vous
Les communistes unitaires et ...
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