| Représentations territoriale, nationale et européenne |
|
|
|
| Écrit par Yvon Lebreton |
| Mardi, 08 Mai 2012 10:22 |
|
Représentations territoriales, nationale et européenne Pire, l'accord conclu entre CHIRAC et JOSPIN après la signature des accords d'Amsterdam a encore aggravé l'inconvénient majeur de ce mode de scrutin : rendre difficile l'évolution des structures politiques "affinitaires", les courants d'idées et d'actions, en un mot ce qui s'appelle un parti. En effet, le mode de cooptation des candidats à l'élection présidentielle facilite toutes les manipulations possibles : aucun critère de représentativité effective n'étant posé, l'élection au suffrage universel d'un homme se réalise dans des conditions opaques. Depuis la candidature de Krivine en 1969, la gauche radicale est structurellement incitée à se disperser sur de multiples candidatures : ainsi se neutralise-t-elle elle-même. Pire, avec un score significatif en 1974, Lutte ouvrière joua un rôle néfaste au second tour en appelllant à ne pas choisir entre Giscard et Mitterrand. C'est dire l'importance de l'avancée de la campagne autour du candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, citoyen européen convaincu, homme déterminé et très à gauche. Rappelons qu'il fut le seul du PS à débattre avec la gauche du non à Maastricht en 1992. La concomittance entre cette avancée et l'élection grecque nous permet de poser pleinement la question des systèmes électoraux. Dans le cas grec, de 1977 à 2009, le suffrage universel direct à la proportionnelle a été compatible avec la domination de la Nouvelle Démocratie, inclus les épisodes d'alternance avec le PASOK. Ce n'est qu'en 2009 que Syrisa franchit la base des 5% permettant une représentation effective à l'Assemblée nationale. Une nouvelle combinaison entre scrutins de liste et scrutins de circonscriptions est sans doute envisageable dans les conditions culturelles et politiques de notre époque. A nous d'y travailler. |



