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Quelle dynamique, pour quel rassemblement ? Discussion PDF Imprimer Envoyer
Écrit par G. Alfonsi, F. BouviolleP. tierlin, P. Zarka, L. Lévy, R. Martelli,   
Mardi, 01 Février 2011 15:58
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Quelle dynamique, pour quel rassemblement ? Discussion
Martelli -2 -
Lévy - 2 -
Alfonsi, Zarka - 2 -
Fred Bouviolle
P. Stierlin
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Roger Martelli,   25/01/2011

Tous ceux qui interviennent sur cette liste se battent sur la ligne d'ouverture énoncée dans le texte depuis bien plus longtemps que tel ou tel dirigeant du PC. Mais nous savons tous que, dans la si délicate conjoncture actuelle, il n'est pas sans intérêt que des dirigeants communistes s'engagent sur un texte affirmant ce que Gilles a fort justement surligné ("dépassera sa forme actuelle pour mobiliser..."). Une signature, nous le savons, ne prémunit pas contre les folies. Celle-là contribue culturellement à briser un peu plus la logique d'enfermement partisan dont nous avons mesuré et dénoncé les dégâts. Elle n'exclut pas les coups de Jarnac ; elle les rend un peu plus difficiles et, ce faisant, donne un peu d'espoir sur une évolution de court terme non catastrophique.
J'ajoute que le plus significatif et le plus original dans ce texte n'est pas dans le panel politique qu'il dessine : il n'est pas si nouveau. En revanche, je trouve très prometteur que nombre de militants syndicaux et associatifs (Alezard, Anderson, Aschieri, Cherfi, Defaix, Drevon, Jean, Le Reste, Maingault, Michel, Noguères, Séguy, Sire-Marin, Viannet) aient signé un appel ouvertement politique. Ce n'est pas encore le raz-de-marée qui retissera les liens du social et du politique, mais c'est un pas en avant. Qui en appellera bien d'autres.
Dans l'immédiat, ce texte énonce une attente, qui complète et légitime ce que nous demandons par ailleurs : élargir l'arc des composantes politiques (intégrer la FASE avec ses demandes et son originalité); faire du Front de gauche un outil populaire de mobilisation citoyenne; s'inscrire dans une durée qui permette enfin à toutes celles et ceux qui s’engagent  de faire force politique. Avant 2012; au-delà de 2012.

Laurent Lévy, 25/01/2011

Dans un premier mel, après avoir dit qu'il est "globalement d’accord avec les remarques de Roger, surtout en ce qui concerne le “panel” de signatures et sa portée", L. Lévy ajoute : "Toutefois, je n’aurais pas aimé que trop de personnes “représentatives” de la Fédération ou de l’ACU le signent. Car si il est un signe politique positif, le texte présente aussi des défauts assez lourds : centré sur le Front de Gauche (démarche qui exclut en elle-même le NPA), il contribue à conforter le mythe [...] selon lequel le Front de Gauche pourrait devenir autre chose que ce qu’il est. "
et il précise dans un second texte le même jour :
"C’est bien que des militant-e-s qui ne sont pas “marqué-e-s” par des choix d’appareil disent – avec leurs propres mots - qu’ils souhaitent un “élargissement” du Front de Gauche, et qu’ils souhaitent y prendre leur part. Ce que je regretterais, c’est que ce soit l’occasion pour nous de favoriser l’illusion suivant laquelle le Front de Gauche peut devenir autre chose que ce qu’il est : la participation aux campagnes de personnes qui ne sont pas membres de l’une des organisations du cartel n’y changera rien, et le faire croire, c’est se tirer une balle dans le pied quant à la lisibilité de notre démarche. Il n’en résulte pas qu’il ne faudrait pas participer, chacun-e pour soi ou collectivement, à des campagnes : juste qu’il faut le faire sans semer d’illusions. Et accessoirement, sans s’aliéner celles et ceux qui prennent au sérieux notre démarche."

Gilles Alfonsi, 26/01/2011
(texte diffusé sur la liste du CAN de la FASE et la liste des communistes unitaires)

Concernant le FG, nous ne cessons pas de porter une interpellation sur sa nature et ses formes, et nous devons continuer. Il est intéressant que de nouvelles personnes, dont des syndicalistes connus, s'expriment sur cette question de la nature du front politique à développer. Allons-nous leur reprocher de ne pas être "alignés" sur l'approche de la FASE ? Nous pouvons plutôt constater que les problèmes que nous posons sont aussi portés par d'autres et cela tombe bien, nous voulons les faire partager largement. Cela n'enlève rien au fait qu'au niveau local il existe une multiplicité de situations, qui correspondent à des histoires et des parcours, qu'il n'est pas dans le rôle du CAN de la FASE à mon avis de juger, mais qu'il doit prendre en compte.

A mon sens, la question de la "bannière" n'est pas centrale (j'ai déjà écrit sur ce sujet, sur le poids démesuré du débat sur le nom, mais il n'y a eu que peu de réponse). Est centrale la question de la conception de la dynamique politique que nous souhaitons développer.

Quand nous entendons nos partenaires - tous, aujourd'hui, d'une manière ou d'une autre - évoquer la question d'un processus ouvert à la participation directe des citoyens, qui ne soit pas seulement un cartel électoral et un cartel de partis, et qui permette d'associer des forces sociales, nous avons deux choix : considérer qu'ils sont d'invétérés hypocrytes avec lesquels nous n'avons rien à faire (concrètement : c'est quand même curieux si on se réfère aux fondamentaux de notre démarche, à notre politique unitaire) ou les prendre au mot et répondre positivement. Je plaide pour les prendre aux mots et répondre positivement. Pour autant, cela pose et cela poserait de nouvelles questions, dont celles-ci : comment faire vivre nos ambitions politiques originales au sein d'un regroupement dont nous connaissons bien chacun des partenaires, qui ne nous illusionnent pas ? Il me semble que mener des expériences unitaires, fussent-elles nécessairement conflictuelles, constitue une nécessité pour mieux nous armer. L'inverse, attendre de mieux nous armer pour mener bataille, alors même que nous ne cessons de dire l'urgence d'alternative, c'est à mon avis renoncer pour longtemps. Nous aussi sommes au pied du mur.  

D'autre part, il me semble nécessaire de prendre acte des évolutions récentes. Le débat n'est plus formulé par le PCF, la GU ou le PG en termes "voulez-vous adhérer, intégrer" le Front de gauche mais sur la possibilité d'un accord politique à partir d'un texte. J'ai déjà posé la question, sur cette liste : considérons-nous que c'est là quelque chose de secondaire ou considérons-nous que la forme proposée est intéressante parce qu'elle se place sur le fond de la démarche (au lieu du chèque en blanc d'une démarche d'adhésion) ? Je prolonge ma question : si cet accord est possible, allons-nous le différer, tergiverser ? Ou allons-nous débattre et préparer une décision de la coordination générale de début avril ?

Enfin, le débat sur la candidature à la présidentielle évolue lui aussi, JL Mélenchon s'étant déclaré candidat (et évoquant la consultation de la FASE sur le sujet). Rémi Jean a raison de poser la question que le CAN se saisisse de cette actualité là aussi, sans précipitation mais sans non plus rester l'arme au pied en attendant que nos partenaires aient décidé...

 



 
 

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