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Écrit par Denis Sieffert
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Mercredi, 12 Novembre 2008 01:00 |
Hélas, l’analyse que fait Mélenchon de l’évolution de son ancien parti est dramatiquement juste. Autour de Ségolène Royal, se retrouvent ceux qui sont les plus enclins à faire glisser le PS vers le centre, partisans avoués ou inavoués d’un parti démocrate et d’un bipartisme à la française. Si l’on précise que la motion arrivée en deuxième position s’inscrit dans la même perspective, il n’y a en effet plus guère à espérer. Si l’on ajoute, enfin, que la troisième motion, celle conduite par Martine Aubry, est tellement composite qu’elle ne peut délivrer aucun message clair, et que la quatrième, celle à laquelle s’étaient ralliés Mélenchon et Dolez, est condamnée à cuisiner une alliance indigeste avec l’une des précédentes, on mesure l’ampleur du désastre. Un désastre légitimé cette fois par un vote de congrès. Bravo donc à Mélenchon et à Dolez d’avoir osé ! Reste à savoir à présent ce qu’ils vont faire. « Appeler à la formation d’un front pour des listes communes aux européennes », répondent-ils. Fort bien. Mais aussi, et plus durablement, construire un « parti de gauche » sur le modèle de Die Linke en Allemagne. Et nous voilà soudain plus circonspect. Soyons clair : ce n’est sûrement pas la référence à Die Linke qui nous froisse. Nous avions nous-même pris cet exemple dans l’Appel de Politis, non pour l’ériger en modèle, mais comme un encouragement à croire que des choses nouvelles peuvent éclore dans les paysages les plus traditionnels. Ce qui nous conduit à nous interroger, c’est, disons, le risque d’un certain « unilatéralisme ».
Les communistes unitaires et ...
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