| Faire force politique |
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| Écrit par Roger Martelli |
| Samedi, 11 Octobre 2008 17:00 |
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Intervention prononcée en tant que communistes unitaire à la réunion des signataires de l'Appel Politis, le 11 octobre. Le communiqué des communistes unitaires, en amont de cette réunion, est également sur ce site. Nous devons nous poser une question et une seule : alors que nous connaissons une crise capitaliste d’une ampleur sans précédent, quand tout le monde évoque l’urgence des reconstructions, pouvons-nous, encore et toujours, accepter que la gauche soit dominée, comme elle l’est depuis plus de vingt-cinq ans, par l’esprit d’adaptation, d’accommodement au capitalisme ? Si nous ne l’acceptons pas, si nous ne voulons pas y voir une fatalité, alors il ne nous suffira pas de faire face, il ne nous suffira pas de faire front : il nous faudra bien faire force politique. Une force suffisamment pluraliste pour devenir potentiellement majoritaire, mais une force suffisamment cohérente pour disputer au social-libéralisme son hégémonie. Pour y parvenir, nous voyons bien aujourd’hui qu’il y a deux dangers possibles : celui qui, par excès de fébrilité, laisse du monde sur le bord du chemin et, ce faisant, ajoute de la division à la division ; celui qui, par excès de prudence, nous donne l’image de l’immobilité et de la répétition stérile. Rien ne serait pire que notre désunion ; rien ne serait pire que notre enlisement. Pour éviter l’un ou l’autre de ces écueils, il importe donc au plus haut chef qu’un message simple sorte de notre journée. Un seul message : que nous sommes décidés à enrayer définitivement l’engrenage mortel de notre éparpillement ; que nous sommes décidés à engager ensemble et à pousser jusqu’au bout le processus, raisonnable, patient mais déterminé, qui dotera la transformation sociale de la force politique, de l’organisation politique dont elle a besoin pour être au cœur de la gauche et pas à sa périphérie. Ce processus prendra le temps qu’il faudra, selon les rythmes que nous déciderons ensemble. Mais il doit être clair dès maintenant que, au terme du processus, il y aura la seule bonne nouvelle que la gauche est en droit d’attendre, que la politique française a besoin d’entendre. |



