| Vers une organisation de la gauche de transformation sociale et écologique |
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| Écrit par Gilles Alfonsi. |
| Mercredi, 20 Août 2008 20:02 |
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Les Alternatifs ont tenu leur Université d'été, du 20 au 24 août, dans la Drôme, avec pour thème central le Féminisme. L'Association des Communistes unitaires y était invitée : voici le canevas des deux interventions de Gilles Alfonsi en séance plénière sur le thème "Vers une organisation de la gauche de transformation sociale et écologique". D'autres membres de l'A.C.U. ont également participé aux ateliers thématiques, leur contribution seront également mises en ligne. Première intervention D’abord, quelques mots sur la situation de la gauche. Impuissance et apathie des 3 derniers mois. Par ex sur la parution du rapport concernant le génocide Rwandais, l’affaire Siné – Val, la présidence de l’Union, les JO et la marchandisation du monde. De quoi ces silences sont-ils le nom ? D’un rapport à l’histoire problématique (Rwanda – Mitterrandisme), de la difficulté de passer d’une analyse superficielle à un décryptage idéologique (affaire Siné : l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme pour interdire la critique du capitalisme et la critique de la politique d’Israël), une incapacité à prendre des initiatives (comme sur la présidence de l’UE, où on a perdu les deux premiers mois à ne rien faire et on va encore courir derrière les initiatives de Sarkozy dans les prochaines semaines).
Ensuite, la situation du mouvement social et l’état du mouvement syndical Des luttes de résistances. Fichier Edviga. Entreprises. Sans papiers… Mais un gouvernement qui poursuit, s’adapte, tantôt souple tantôt dur. Un mouvement syndical qui s’interroge insuffisamment sur son rôle, sa stratégie. Les différences syndicales se font sur le caractère un peu plus radical de tel ou tel, et non sur le rapport à la « besogne d’avenir ». Toutes les confédérations sont focalisées sur la besogne quotidienne (la revendication immédiate) et délaissent la visée transformatrice. Il y a gommage des différences entre syndicats, ou simplement différences superficielles. Or, une clef pour l’avenir est de faire bouger le rapport du mouvement social (et des syndicats) à la politique, ce qui n’est possible que dans la mesure où il se pose la question de sa contribution à l’alternative politique, de son rapport au champ politique, aux partis etc. Quels leviers Nous devons prendre conscience de l’ampleur du chantier et nous inscrire dans un temps long. Trois leviers :
Comment avancer en termes d’organisation Deux espaces, deux fonctions :
Simultanéité des deux espaces et intégrer la perspective électorale, y compris les élections européennes de juin 2009. Nous verrons ce qui sera possible. Le souhaitable est l’arc le plus large possible (des courants de gauche du PS à la LO, NPA, en passant par toute la diversité des courants possibles). 2ème interventionSur l’avenir du communisme politique et du PCF
Choix de continuer à se revendiquer du communisme politique. Sans parler du fait qu’il y a là une culture de lutte, une histoire (avec ses parts de lumières, et non seulement des parts d’ombres), ce que visent nos adversaires communs à travers la mise en cause du communisme, des communistes, c’est la possibilité de l’émancipation en général. Or, la critique du capitalisme, la volonté et l’action pour un au-delà du capitalisme et de dépassement de toutes les dominations sont pleinement d’actualité. Il y aurait une énorme victoire idéologique à céder sur « le communisme ». Ce choix est totalement liée à l’exigence d’une refondation du communisme politique, incluant une rupture avec la matrice de l’organisation communiste du 20ème siècle. Nécessité de prendre en compte que le PCF n’a plus de force propulsive. Choix de travailler à l’inclusion du communisme politique au sein d’une force de transformation sociale, espace pluraliste, enjeu de métissage de cultures politiques. Aucune illusion sur le congrès du pc, et sur le noyau dirigeant. Aucun retour critique sur période récente. Préparation à continuer comme avant. Elections européennes : des listes transnationales et le refus de liste de convergence des forces du non de gauche. Ne pas attendre quoi que ce soit avant de prendre des initiatives.
Nouvelles forces : comment faire ? Sur l’ambition : il ne s’agit pas simplement de développer les Alternatifs, de développer les collectifs, de développer les communistes unitaires ou les autres entités ; ni seulement de les additionner. Le problème est de créer un creuset le plus large possible, ayant vocation à devenir un bout de la grande force de transformation sociale que nous souhaitons tous. Ne pas attendre que des conditions extérieures soient créées, mais faire bouger les lignes en développer des initiatives. Processus inclusif, dimension provisoire et évolutive, ayant d’emblée un arc ouvert, plus qu’un cartel de force. Articulation avec initiative issue de l’appel de Politis. |



