spacer.png, 0 kB
L'existant, le passé et 5 pistes PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Laurent Lévy   
Mardi, 23 Février 2010 01:00

EN RÉPONSE À « L’APPEL À CONTRIBUTIONS »

Sur la contribution de Pierre, dont je pense partager l’essentiel, je proposerai plus tard quelques rapides remarques critiques. Ici, je voudrais proposer plus spécialement un certain nombre de pistes à notre réflexion, plus en forme de questions qu’en forme de réponses.

Je partage en outre le point de vue de Pierre suivant lequel nous n’avons pas seulement à débattre, mais bien à travailler la question communiste, si nous ne voulons pas faire trop de sur-place.

Je voudrais commencer par faire deux remarques sur les exigences de ce travail. La première est de ne pas oublier que le moins que l’on puisse dire est que nous ne partons pas de rien ; et un « état des lieux » me semblerait indispensable. À lui seul, il représenterait un gros travail, dont je vois mal l’une ou l’autre d’entre nous se charger en solitaire. Mais je nous imagine encore moins faire comme s’il n’avait été, depuis près de deux siècles, et même depuis deux décennies, beaucoup écrit sur le communisme. Même sans remonter à Mathusalem – ce qui serait pourtant bien utile : les « classiques » ont toujours quelque chose à nous dire – nous ne pouvons ignorer les nombreuses contributions existant dans la littérature contemporaine. Il s’en faut de beaucoup que notre petit groupe soit seul à s’intéresser à la question, et on ne peut à la fois être « unitaires » et limiter cette caractéristique aux recompositions politiques au sens strict. Refonder une culture communiste, intervenir utilement en communistes dans le champ idéologique, tout cela suppose que se construise quelque chose comme un langage commun de celles et ceux qui portent un projet émancipateur. Même si l’intérêt de ce qui s’écrit est assez varié, un panorama – et mieux encore un panorama critique – ne serait pas inutile. Dans les publications les plus récentes, il y avait eu, en 2008 je crois, la publication au Temps des Cerises d’un ouvrage collectif sous le titre Y a-t-il une vie après le capitalisme ? ; Le Diable Vauvert a publié l’an dernier un Le Post-Capitalisme ; le livre de Badiou publié aux éditions Lignes, L’Hypothèse communiste, quelles que soient ses limites, voire ses impasses, ne peut être ignoré – ne serait-ce que du fait de son abondante diffusion. Il en va de même des actes d’un Colloque tenu à Londres en 2008 sur L’idée de communisme, récemment publié sous ce titre chez le même éditeur. La revue Contre-Temps, comme en écho, publie dans son dernier numéro un dossier De quoi le communisme est-il le nom ? Évitons de réinventer l’eau tiède, quitte à critiquer les élaborations existantes.


Une seconde exigence est de ne pas évacuer, comme si elle était réglée, la question du communisme du XXe siècle. Dire que nous ne faisons pas de l’Union soviétique le modèle indépassable d’une société d’émancipation, et même pourquoi pas que nous critiquons certains aspects de la politique de Staline, ne nous rend pas quittes d’une analyse approfondie : là non plus, bien sûr, nous ne partons pas de rien ; mais encore faut-il étudier ce qui a pu être produit comme analyses sur ces questions ; et ce n’est pas (pour l’essentiel) dans les publications du PCF que nous les trouverons. La « condamnation » (et a fortiori la condamnation « sans appel », c'est-à-dire en s’interdisant de rouvrir le dossier) du stalinisme ne vaut pas analyse. C’est vrai pour toutes celles et tous ceux qui envisagent leur action politique dans une perspective anticapitaliste : il serait proprement criminel de faire comme si le dépassement du capitalisme n’avait jamais été tenté – voire réalisé – et comme s’il n’en était pas résulté des catastrophes. Or, c’est à cela que revient la manière la plus commune d’évoquer l’histoire de l’URSS, comme si elle était étrangère à l’histoire du communisme. Comment les choses se sont-elles jouées, quelle est la part de la conjoncture, celle des décisions, celle du tempérament de ceux qui les ont prises ? Quelle est la part des défauts d’analyse, celle des illusions, celle des erreurs stratégiques ou tactiques ? Celle des insuffisances théoriques ? Ces questions se posent d’autant plus à nous que, dans leur très grande majorité, les communistes unitaires sont plus ou moins issus de la matrice du « communisme officiel ». Ce qui a pu être produit par les différents courants critiques du communisme, de Rosa Luxembourg à l’opposition ouvrière et à l’opposition de gauche, puis à l’intérieur du courant « trotskyste », ou encore les passionnants débats qui ont animé les dix premières années de l’URSS, en particulier les débats sur la NEP entre Boukharine et Preobrajensky, devraient à mon sens faire l’objet d’une étude approfondie. Il en va de même des analyses faites par certains secteurs du courant « maoïste » (je pense en particulier aux travaux de Charles Bettelheim). Et je ne crois pas trop m’avancer en disant que nous avons, collectivement, un gros retard à rattraper en la matière. C’est également vrai de l’histoire du mouvement communiste. Là encore, il existe des travaux nombreux que l’on ne peut se permettre de passer à profits et pertes.


Une remarque s’impose, sans anticiper sur une analyse qui reste à faire, quant aux travaux contemporains sur le communisme : ils sont généralement le fait d’auteurs qui ne sont pour l’essentiel pas des acteurs de la vie politique, mais des philosophes, historiens ou économistes, parfois « engagés », mais rarement « militants » : d’une certaine façon, l’analyse faite par Perry Anderson de ce qu’était Le Marxisme occidental atteint un niveau proche de la caricature. C’est ce que note à sa façon Isabelle Garo dans sa contribution au numéro de Contre-Temps évoqué plus haut, à propos du retour du communisme dans le débat intellectuel : « Il est logique, mais très problématique, que [ce] retour s’effectue avant tout sur le terrain de la théorie et tout particulièrement de la philosophie, sa pertinence politique demeurant très incertaine, au rebours de ce qui fut longtemps sa forte présence politique et sa moindre théorisation. » Si la pratique politique sans théorie conduit facilement à l’échec, aucune théorie sans pratique politique ne peut mener au succès – même si les discussions théoriques jouent elles-mêmes leur rôle dans la conquête de l’hégémonie.{mospagebreak}

*

* *

Je pense que nous partageons l’idée qu’une politique communiste est une politique d’émancipation généralisée. Il me semble que cinq caractéristiques principales de la société actuelle sont précisément sources de dominations/aliénation, et dessinent ainsi les axes d’une politique d’émancipation, donc d’une politique communiste. La société actuelle est marchande-capitaliste, elle est étatiste-républicaine, elle est policière-sécuritaire, elle est patriarcale-sexiste, et elle est national-raciste. La question du productivisme est à mon sens essentiellement celle de la marchandise, et l’antiproductivisme ne me semble pas dissociable de l’anticapitalisme ; il en éclaire au contraire certains aspects qui ne sont pas toujours suffisamment mis en lumière.

 

1) Le communisme comme émancipation de la marchandise et du capital

C’est le domaine le plus classique de la pensée communiste ; celui auquel en particulier dans lequel l’apport de Marx et de la tradition communiste sont les plus importants. Penser l’émancipation de la marchandise et du capital suppose déjà l’analyse de ces réalités, et d’examiner les conditions de leur dépassement. Cela pose la question (juridique) de la propriété, mais surtout celle (factuelle) de la possession. Cela pose également la question du travail. Comment passe-t-on d’une production séparée, dans laquelle le marché est le régulateur de la production, à une production qui serait d’emblée sociale ? Comment passe-t-on de la soumission tant réelle que formelle du travail au capital à l’activité libre de producteurs libres ? Comment met-on fin à l’existence des patrimoines lucratifs ? Comment se dirige-t-on vers une production et une répartition du produit social fondée sur la satisfaction des besoins ? Quelles revendications, quelles luttes, quelles pratiques permettent-elles d’aller en ce sens ? Enfin, quelles sont les forces que le communisme politique peut contribuer à mobiliser ?

Loin de moi de prétendre même esquisser des réponses à toutes ces questions, que je me pose à moi-même comme je les pose ici : pour les mettre au travail.

Ce sur quoi je voudrais insister est qu’il est illusoire de prétendre lutter contre le capital sans lutter contre la marchandise, en tant que forme sociale. Le règne du capital est le développement logique et nécessaire du règne de la marchandise. C’est ce que montre Marx dans le premier chapitre du Livre I du Capital. Je suis de ce point de vue extrêmement sceptique sur la notion de « socialisme de marché » chère à de nombreux contemporains. Ce scepticisme n’est pas le corollaire d’un optimisme démesuré sur la notion de planification. Il semble d’ailleurs que l’idée d’une production planifiée de manière complète et centralisée, idée jamais réalisée même aux temps de la splendeur soviétique, mais qui était l’une des prétentions de l’époque, est relativement récente dans la pensée marxiste : quand Marx lui-même parle de production planifiée, rien ne permet de penser qu’il ait en tête le Gosplan, mais bien plutôt un mode de relation entre les unités de production dont le tissu constitue l’économie d’ensemble qui soit coordonné, évitant les productions « pour le marché », et leur substituant une production pour répondre à une demande réelle. L’idée selon laquelle marché et plan centralisé et impératif seraient les seules formes pensables de la rationalité économique me semble faire l’impasse sur la multiplicité des possibles ouverts par une véritable démocratie économique dans laquelle les décisions sont prises en fonction des besoins à satisfaire, et non en fonction de la rentabilité financière des productions et la création artificielle de « besoins » nouveaux, à travers la publicité et l’organisation des temples de la religion de la consommation que constituent les centres commerciaux.

2) Le communisme comme émancipation de l’État et de la soumission politique

Avec le dépassement (renversement, abolition…) du capitalisme, le dépérissement (destruction, abolition…) de l’État est le principal thème du communisme de la tradition marxiste. Mais la définition même de ce qu’on appelle « l’État » n’est pas si simple qu’il peut y paraître. Et la défense intransigeante des services publics pourrait sembler assez incompatible avec la volonté de voir disparaitre l’État. Le thème du « trop d’État » est d’ailleurs un thème classique du libéralisme économique – c'est-à-dire, en gros, du patronat. Déterminer de manière assez claire ce dont on parle quand on parle d’État est donc un point sur lequel nous devons sans doute travailler, et ce d’autant plus qu’avec la question de l’État, on est au plus près de ce à quoi se résume trop souvent la question politique. Sans entrer dans le détail, qui supposerait de longues études tant historiques que juridiques et philosophiques qui ne sont pas dans mes moyens, je rappellerai l’utile distinction que Engels avait reprise à Saint-Simon lorsque, évoquant dans son Anti-Dühring la disparition de l’État dans le communisme, il disait que « le gouvernement des hommes fait place à l’administration des choses. » Ce que le communisme a vocation à faire disparaitre, à dépasser, ce n’est donc pas nécessairement pour Engels tout ce que nous englobons sous le même vocable d’État, mais seulement ce qui concerne le « gouvernement des hommes ». Or, ce qu’il désigne comme « l’administration des choses » a pris une grande extension depuis son époque : et ce sont précisément ces fonctions d’administration des choses qui font dire aux tenants du libéralisme économique qu’il y aurait « trop d’État ».

L’évanouissement ou le dépassement dans le communisme du « gouvernement des hommes » suppose la mise en question et la destruction de l’appareil répressif et des instruments de l’hégémonie que sont, par exemple, les médias concentrés entre les mains des tenants du pouvoir : non que l’État doive abandonner l’information au secteur privé, bien au contraire – et on trouve dans le secteur privé autant et plus de tenants du pouvoir que dans le secteur public lui-même ; mais la démocratisation de ces médias est un élément, non moins important que celle de la police ou de l’armée, ou encore de l’enseignement public, du dépérissement de l’État en tant que « gouvernement des hommes ».

Cela dit, les choses seraient trop simples si l’on pouvait vraiment isoler des fonctions exercées par l’État et qui ne relèveraient en rien du « gouvernement des hommes », qui ne comporteraient ni contrainte étatique, ni choix proprement politiques. Faire en sorte que les trains arrivent à l’heure est une chose, la question de savoir quelles lignes de chemin de fer sont construites et où elles permettent d’aller en est une autre. Et la manière dont sont traités cheminots et usagers en est encore une autre.

En cela, l’étatisme qui, au nom de la (légitime et assurément nécessaire) défense des services publics, tient lieu de pensée politique aux courants républicanistes de la gauche peut être tenu comme contraire à tout projet émancipateur : contraire dans son fond avec toute politique communiste. J’espère que le caractère délibérément provocateur de ces formules n’échappera à personne. Mais pour provocatrices qu’elles soient, j’en assume le fond sans réserve, et je souhaite qu’il puisse être discuté. Comme Babeuf, je pense que « les simples républicains […] ne sont pas vraiment de la famille. » Et nous n’ignorons pas que Babeuf a fini sur l’échafaud qu’ils lui ont dressé.

La conception « républicaine » de la démocratie est le corollaire de cet étatisme : la démocratie y est considérée comme un type d’institutions, autrement dit sous son angle purement juridique ou technique ; la politique y est réduite à une forme d’insertion dans ces institutions, ce qui signifie que pour le plus grand nombre, il ne peut plus s’agir que de « choisir » des représentants ou des programmes. L’appropriation populaire de la politique n’est pas une question d’institutions – même si des institutions peuvent y être plus ou moins favorables. Il arrive même que cette appropriation populaire, qui est l’expression même de la démocratie, consiste précisément à refuser les institutions, à choisir des formes autonomes d’organisation ; autonomes, c'est-à-dire, littéralement, qui définissent leurs propres normes.

Que la forme-parti soit l’une des expressions de la forme-État, et qu’ainsi les partis politiques soient des éléments externalisés de l’appareil d’État, finira bien par apparaitre comme une évidence.{mospagebreak}

3) Le communisme comme émancipation de l’ordre policier

Ce point peut sembler redondant avec le précédent, et peut être considéré comme n’en étant qu’un aspect : l’ordre policier, en effet, non seulement est un aspect de l’ordre étatique, mais est au cœur de ce que le communisme doit permettre de dépasser, le « gouvernement des hommes ». Mais là où il était d’abord question de pouvoir et de démocratie, de prise en charge par les citoyens de l’organisation de la vie sociale, c’est ici des libertés publiques qu’il est question. Dans les deux cas, l’affirmation de la présence centrale dans le communisme de ces perspectives d’émancipation peut sembler contradictoire avec certains éléments essentiels du communisme historique, qui a donné naissance, non seulement à des sociétés où la place de l’État était centrale, tant en tant que « gouvernement des hommes » qu’en tant que « administration des choses », mais également à des États policiers caractérisés, dont le souci « sécuritaire » a été majeur. Il est pourtant à peu près clair que l’ordre sécuritaire est un obstacle au « libre développement de chacun » que Marx considère comme une condition du « libre développement de tous ».

La résistance à l’ordre policier et sécuritaire ne prend sans doute pas les mêmes formes que celle à l’État en général : si dans ce dernier cas, l’essentiel est dans l’organisation de la démocratie, dans des mesures permettant au plus grand nombre d’exercer sa puissance, il s’agit ici plutôt de multiplier les refus de soumission, la désobéissance, l’irrespect à l’ordre imposé. La remarque est d’autant plus importante que la crise de la démocratie représentative peut toujours avoir pour aboutissement le renforcement des tendances autoritaires, bonapartistes, toujours présentes dans la tradition politique française : il est clair que l’on n’avait jamais, depuis De Gaulle, été si près en France du « pouvoir personnel » qu’avec Sarkozy. Et le pouvoir personnel d’un ancien premier flic de France est assurément une menace pour les libertés publiques, qui rend plus nécessaire encore le combat communiste – y compris contre les dérives sécuritaires de certains « communistes ».

4) Le communisme comme émancipation du patriarcat et de la domination de genre

Même si, pour le dire à la louche, les communistes ont généralement été féministes, le fait que le féminisme soit partie intégrante du combat communiste n’est pas toujours allé de soi, et c’est pour une part décisive hors de la tradition du mouvement ouvrier qu’est le communisme que le féminisme a pris force et racine, tant pratiquement que théoriquement.

La domination patriarcale est sans doute l’une des plus archaïques de l’humanité ; au-delà de quelques mythes, rien ne tendrait à montrer qu’il a existé des sociétés humaines dont elle était absente. Par contre, on trouve, semble-t-il, toujours et partout des tendances à l’émancipation, des résistances à l’ordre patriarcal, dont atteste en particulier la littérature.

L’articulation de cette domination – dont l’État est souvent l’un des garants – avec la domination capitaliste n’est pas toujours évidente ; mais il est clair que le capital se développe aussi en s’étayant sur la domination patriarcale. Ainsi, c’est seulement en fonction des besoins du capital en force de travail à exploiter que les femmes ont été intégrées au salariat ; et leur maintien dans les tâches domestiques pèse sur le coût de cette force de travail : l’émancipation féminine que promeut le capital est ainsi le corollaire de la marchandisation des activités domestiques ; robots ménagers et produits surgelés libèrent le temps de travail féminin…

Pour une politique communiste, la question est ici celle de l’égalité, tant à l’égard du travail qu’à l’égard des autres activités sociales : elle passe nécessairement à l’intérieur de la vie privée, par le partage et la socialisation des activités traditionnellement domestiques, qui demeurent le cœur de la domination de genre. De ce point de vue, les communistes doivent favoriser – ce qui commence par ne pas y faire obstacle ! – l’action émancipatrice autonome des femmes, à qui il appartient de définir leurs priorités et leurs axes revendicatifs.

Un regard rapide dans le rétroviseur montre que si la domination patriarcale est bien la plus archaïque, le mouvement de l’émancipation féminine est aussi celui qui a connu, au cours des derniers siècles et des dernières décennies, les avancées les plus considérables : elles sont autant de points d’appui pour poursuivre cette révolution anthropologique.

5) Le communisme comme émancipation des dominations nationales et raciales

Le mouvement communiste était à son origine fondamentalement internationaliste, et la mondialisation du monde par le développement du capital aurait dû renforcer et pérenniser ce caractère. Mais l’une des ruses de l’histoire a conduit le courant dominant du communisme à mettre beaucoup d’eau dans son vin à cet égard : l’Internationale en général et le PCF en particulier ont, au milieu des années 30 du XXe siècle, négocié un périlleux tournant « national » qui a profondément marqué, en particulier en France, la culture communiste. Il est d’autant plus urgent, à l’heure de l’altermondialisme, de repenser en communistes la question nationale. Je n’ai pas l’intention de développer ici toute une réflexion qui n’est d’ailleurs pas achevée dans ma tête, mais il me semble que le nationalisme, quels qu’en soient les formes et les contextes ou les raisons d’être (même le « nationalisme des dominés ») est toujours une impasse, un obstacle à l’en-commun du communisme. Le racisme en est toujours une forme plus ou moins nette, plus ou moins dérivée. Et c’est un chantier que nous aurions tort d’abandonner.

Laurent Lévy


 
 

Des nouvelles de chez vous

spacer.png, 0 kB